Auteur/autrice : Hervé Tacon

  • Thérapie PNL

    Thérapie PNL

    Thérapie PNL Humaniste : Retrouver son équilibre intérieur par la conscience de soi

    Venir en thérapie, c’est s’offrir un espace où l’on peut se poser sans jugement, accueillir ce qui nous traverse, et cheminer vers un équilibre qui nous ressemble. C’est un acte exigeant, qui demande du courage – celui de franchir la porte. Je vous reçois avec présence et bienveillance, dans le respect de votre chemin et de votre singularité.

    1. Introduction : Un espace pour se retrouver

    L’environnement dans lequel nous évolions est essentiel. Nous n’y pretons pas forcément attention tout le temps. Mais nous pouvons dire « là, je me sens bien », là « je me sens en sécurité », là « je me sens écouter », là « je me sens respecté ». Dans la pratique de la PNL l’environnement prend une place prépondérente. Si vous ne sentez pas le lieu, la personne qui est devans vous alors ne vous forcez pas, et soyez attentive, attentif, à ce que vous disent vos sens, ils sont l’interphase entre votre réalité intérieure et le monde extérieur.
    Je vous acceuille dans un lieu qui est d’abord votre lieu, où l’espace et le temps son votre. Je vous accueille sans jugement, tel que vous êtes, c’est une évidence. Vous cheminer à votre rythme et j’adapte les séances en fonction de votre réalité du moment et de votre désir.

    Je vous accueille dans un cadre sécurisé qui respecte la déontologie de la FF2P.

    2. La PNL Humaniste : une approche au service de la personne

    La théapie est avant tout du temps pour soi-même. C’est prendre le temps, de se poser, de déposer, de se regarder. C’est aussi sentir comment en soi les choses, les sensations, les pensées se modifient et comment la perception de soi évolue.
    C’est un chemin vers l’automie. C’est sortir parfois de la dépendance affective. C’est aussi parfois comprendre d’où vient notre mal-être. Mais comprendre ne suffit pas.
    Dans ma pratique le corps et l’esprit sont indisosciables.
    Prendre conscience de comment le corps agit et réagit est primordial. Cela permet de faire des allez retour qui met l’énergie à la bonne place.

    La programmation Neuro-Linguistique est un outil au service de la compréhension du monde intérieur. Elle part du principe que nous percevons notre monde intérieur comme nous percevons le monde extérieur et vice versa.
    En PNL Humaniste nous travaillons avec les concepts de l’Inconscient et du Soi et du Moi. Ces approches nous permettent de considérer la personne dans sa globalité, ses ressource propres, son histoire, sans vouloir la « réparer ». C’est être au service de la personne en respectant ce qui est écologique pour elle. C’est à dire ce qui est repectueux pour elle.

    C’est aller vers un mieux être qui a du sens, une acceptation de soi, en respectant votre rythme et votre singuliarité.

     Les raisons de venir en thérapie sont multiples. Parfois un symptôme précis – angoisse, insomnie, tristesse. Parfois une sensation plus diffuse – l’impression de s’être éloigné de soi, une fatigue que l’on n’arrive plus à nommer. Dans tous les cas, je n’accompagne pas un symptôme isolé, mais une personne dans sa globalité, avec ses ressources propres et son histoire.

    3. Le champ d’action de la thérapie PNL

    « Ce que j’accompagne, ce n’est pas un symptôme isolé, mais une personne qui cherche à retrouver son équilibre. »

    • Les blessures et cicatrices émotionnelles : nous ne cherchons pas à effacer ce qui a été vécu, mais à faire en sorte que la cicatrice soit la plus belle possible – c’est-à-dire qu’elle ne vous entrave plus, qu’elle trouve sa juste place dans votre histoire.
    • Les sensations diffuses : fatigue, impression de désalignement, sentiment d’être éloigné de soi-même.
    • Les symptômes identifiables : angoisses, insomnies, tristesse persistante, tensions corporelles.
    • Les croyances limitantes : celles qui vous empêchent d’être pleinement qui vous êtes.
    • Les difficultés relationnelles : communication, dépendance affective, conflits intérieurs ou extérieurs.
    • Les transitions de vie : deuil, séparation, parentalité, reconversion – tout moment où le chemin demande un recentrage.

    4. Le premier rendez-vous : un espace sécurisé pour poser les fondations

    • Ce que vous trouverez : un accueil sans jugement, une présence exigeante et bienveillante.
    • Ce que nous ferons ensemble :
      • Prendre le temps de vous accueillir, de comprendre ce qui vous amène aujourd’hui – qu’il s’agisse d’un symptôme précis ou d’une sensation plus diffuse.
      • Clarifier ce qui, pour vous, serait un mieux-être : non pas un objectif de performance, mais une direction qui vous fait sens.
      • Explorer vos ressources propres : ce qui est déjà là, en vous, et qui peut être soutenu, réactivé, réhabilité.
    • Une première expérience : selon ce qui émerge, un premier outil PNL peut être proposé pour vous donner un aperçu de la méthode – sans précipitation.
    • Aucun engagement : ce premier temps est avant tout un espace pour ressentir si le cadre, la méthode et la relation vous conviennent.

    5. Le déroulement d’une séance type

    • Temps d’échange : « Depuis la dernière fois, qu’est-ce qui a bougé, même subtilement ? » Nous accueillons ce qui émerge, sans attente de performance.
    • Travail thérapeutique : selon votre cheminement, nous utilisons des outils PNL adaptés à votre rythme :
      • Ligne du temps pour apaiser un souvenir qui pèse.
      • Ancrages pour soutenir un état de sécurité intérieure.
      • Recadrage pour transformer une croyance limitante en une perception plus juste.
      • Travail sur les positions perceptives pour retrouver une souplesse relationnelle.
    • Écologie personnelle : à chaque étape, nous vérifions que le changement s’inscrit harmonieusement dans l’ensemble de votre vie – sans déséquilibrer d’autres dimensions importantes pour vous.
    • Entre les séances : si cela vous convient, je peux vous proposer des micro-expérimentations pour ancrer ce qui émerge. Mais rien n’est imposé

    6. L’objectif d’une thérapie en PNL Humaniste

    • Ce que nous ne cherchons pas : une transformation rapide imposée, un objectif de performance extérieure, un effacement de votre histoire.
    • Ce vers quoi nous cheminons :
      • Retrouver un équilibre intérieur durable.
      • Apaiser ce qui vous éloigne de vous-même.
      • Réhabiliter vos ressources propres – ces forces qui sont en vous, parfois endormies.
      • Faire en sorte que les blessures du passé deviennent des cicatrices qui ne vous entravent plus, mais qui font partie de votre paysage intérieur, apaisées.
      • Développer une présence à soi, une conscience de son fonctionnement, pour être plus libre dans ses choix.
    • L’autonomie visée : la thérapie ne crée pas une dépendance. Elle vous donne des clés pour devenir, à votre rythme, plus présent à vous-même



    Combien de séances sont nécessaires ?

    Cela dépend de ce que vous venez chercher. Pour un apaisement ciblé, quelques séances peuvent suffire. Pour un travail plus profond, le chemin peut s’inscrire dans une temporalité plus longue. Nous évaluons ensemble, sans engagement artificiel.

    Puis-je venir en visioconférence ?

    Oui. La qualité du travail en PNL est équivalente en présentiel et à distance, grâce à la précision du langage et des ancrages.

    La thérapie PNL efface-t-elle les souvenirs ?

    Non. Nous ne cherchons pas à effacer ce qui a été vécu. Nous travaillons à transformer la manière dont un souvenir vous affecte aujourd’hui, pour qu’il trouve sa juste place – apaisé, sans entrave.

    Quelle est la différence avec un coaching ?

    Le coaching vise généralement un objectif précis et mesurable (prise de parole, management, etc.). La thérapie que je propose s’inscrit dans une visée de mieux-être global, d’équilibre intérieur, de conscience de soi. Elle accueille ce qui émerge, qu’il s’agisse d’un symptôme ou d’une sensation diffuse, sans objectif de performance extérieure

  • Médiation entre collaborateurs : résoudre un conflit en 3 étapes

    Médiation entre collaborateurs : résoudre un conflit en 3 étapes

    Tableau de Salvator Dali, illustrant une grande statut d'un homme et une femme dans le désert. Pouvant être en conflit et ayant besoin d'une médiation  entre collaborateurs

    « Deux de vos collaborateurs ne se parlent plus. L’ambiance de l’équipe se dégrade, les délais s’allongent, et vous passez plus de temps à jouer les arbitres qu’à manager. Vous avez essayé de les raisonner, mais à chaque réunion, ça dérape. Et si la solution n’était pas de trancher vous-même, mais d’instaurer un cadre neutre permettant à chacun de se reconstruire ? En mettant en place une médiation entre collaborateurs.»

    1. Pourquoi le manager ne peut pas être le médiateur

    Le médiateur qu’il soit interne à l’organisation ou externe à l’organisation doit avoir un regard neutre, non partisan, et donner suffisamment confiance pour que la parole se libère. Il est le tiers neutre en entreprise, dont la situation a besoin.
    Même avec toute sa bienveillance et sa bonne volonté, le manager hiérarchique induit un biais qui inhibe la parole sincère.
    Ce dernier sera considéré comme juge et partie, c’est pourquoi avoir recours à une ressource externe au système est préconisé.

    L’attitude des collaborateurs est alors guidée par la peur et ceux-ci peuvent être tenter d’influencer le manager soit en tentant de dénigrer l’autre collaborateur, soit en tentant de « séduire » le manger.
    La clef de cette étape est de trouver la ressource qui permet de donner suffisamment confiance aux collaborateurs d’entamer une démarche.

    2. Un processus de médiation entre collaborateurs en 3 rendez-vous

    1er rendez-vous – Explorer les cartes du monde

    Il arrive que les conflits, les incompréhensions naissent de situations répétées au cours desquelles des visions du monde se confrontent, s’opposent. C’est pourquoi, dans un premier temps il est utile de déposer ce que chacun a en soi. La médiation repose sur l’écoute et le partage. Les métaphores peuvent permettre de se détacher de la réalité qui parfois submerge, pour mieux y revenir ensuite.
    Cela se fait :

    • En posant un cadre de sécurité dans lequel chacun pourra être assuré de la confidentialité des échanges.
    • En garantissant un endroit où le jugement, l’implicite n’ont pas leur place.
    • En invitant chacun à parler au « Je », le « tu » ou le « on » n’a pas sa place.
    • En faisant émerger la conception du monde de chacun.

    Il est parfois utile de faire un apport en psychoéducation en introduisant le concept d’écharpe relationnelle, ou encore le triangle dramatique.
    La vision que nous avons du monde est conditionnée par nos valeurs qui sont comme des boussoles pour orienter nos actions.
    Il parait essentiel de s’attarder sur les valeurs de chaque personne et ce qu’elles signifient pour elle.

    A ce stade, il est possible d’évoquer une ou des situations qui cristallisent les difficultés relationnelles qui ont conduit à la médiation.

    2e rendez-vous – Exprimer besoins et pistes

    Une fois le climat relationnel restitué, ou du moins apaisé : condition sine qua non à une étape de reconstruction de la relation, il est alors possible de mettre en place l’étape suivante.

    L’idée est de faire émerger à partir de la vision objective des faits vécus par chaque personne, les émotions présentes, et les besoins sous jacents.
    Cette étape permet à chacun d’exprimer ce qu’il vit profondément sans jugement et de pourvoir évoquer les pistes possibles de comportements, de façon d’agir que l’une ou l’autre des parties pourrait accepter de mettre en place.

    Si le médiateur à ce stade sent qu’il y a un ‘allez vers’, c’est-à-dire un engagement possible des deux parties de faire un pas vers l’autre, il pourra envisager de passer à une nouvelle étape. Sinon il faudra, soit revenir à l’étape précédente et continuer le travail sur la relation, soit envisager un entretien avec le manager pour envisager d’autres pistes de travail.

    A ce stade :
    La relation interpersonnelle a commencé à se rétablir.
    Les collaborateurs ont repris une collaboration timide mais apaisée et l’impact sur l’équipe, c’est-à-dire les tensions sont moins présentes.
    Chaque partie est prête à faire des efforts pour pouvoir collaborer et sortir d’une impasse.
    Il est donc possible d’aller vers l’instauration d’une relation pérenne.
    Ici plusieurs solutions s’offrent au médiateur en fonction du degré de fluidité de la relation
    Comme par exemple :

    • Faire émerger le degré de fluidité de la relation par chacun
    • Revenir sur la période écoulée pour voir ce qui a fonctionné ou pas.

    La mise en place d’un collaboration pérenne nécessite parfois un « nettoyage », une clarification complète de la perception de chaque personne pour pouvoir repartir sur de bonne base. Sans effacer ce qui a été vécu. C’est comme garder une cicatrice, et en faire la plus belle possible.
    Et c’est le but de la médiation, repartir sur des bases, solide, comme les valeurs communes, et l’expression des besoins sous-jacents.

    3e rendez-vous – Ancrage et pérennité
    La posture du médiateur est essentielle dans le processus. Elle garantit le non jugement, l’écoute, l’expression de la parole libre, le temps de parole de chacun.
    La médiation professionnelle permet de libérer l’énergie qui est mise au service du contrôle des émotions, des non-dits, des réflexions et des impacts négatifs sur l’équipe. L’énergie est alors tournée vers des objectifs communs, et l’équipe.
    La médiation ne sert pas à créer des relations amicales mais plutôt renforces les liens de coopérations efficaces. La résolution de conflit permet de retrouver une dynamique, une énergie pour aller de l’avant.
    Il est essentiel de maintenir et de garantir que la relation fonctionne, afin de ne pas laisser de zone d’ombre. C’est pourquoi il est recommandé par le manager de faire des réunions de suivi tous les mois avec chacun.

    En conclusion :
    La gestion du conflit entre salairiés ne demande pas seulement du courage, mais aussi la bonne méthode. En acceptant d’intégrer un regard externe et neutre, vous ne déléguez pas votre autorité : vous la renforcez. Vous offrez à vos collaborateurs un espace pour se reconstruire, et à vous-même, la liberté de retrouver votre rôle de manager stratégique.

    Vous êtes confronté à une tension durable entre deux membres de votre équipe ?
    Ne laissez pas le conflit gangréner votre collectif. En tant que psychopraticien et coach certifié, je vous propose un cadre sécurisé pour une médiation efficace en 3 rendez-vous.
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    Exercice pratique à faire avant la médiation :
    Les chaises ou le pendule

    1. Listez les faits : Notez objectivement ce qui s’est passé (dates, mots prononcés, actions). Séparez les faits des interprétations.
    2. Identifiez vos peurs : Que craignez-vous vraiment ? De perdre un bon élément ? De montrer vos limites ?
    3. Visualisez le “succès” : À quoi ressemblerait une situation apaisée dans 2 mois ? Soyez précis.

    Pourquoi cet exercice est-il utile ? Un manager apaisé et clair sur ses intentions est la meilleure garantie de succès d’une médiation. Si vous sentez que vous êtes trop impliqué émotionnellement, c’est le signe qu’il est temps de faire appel à un professionnel externe.

    Le cadre de la médiation professionnelle fait l’objet de formations reconnues, comme celle proposée par [l’École Professionnelle de la Médiation et de la Négociation].

    Pour en savoir plus sur mon approche




  • Métaphores

    Métaphores

    tableau "la persistance de la mémoire" de Salvator Dali pour illustrer la thématique des métaphores pour s'évader et respirer

    Méthaphores pour s’évader et respirer

    L’ombre

    Ce soir avant de se coucher l’ombre était d’humeur sombre.
    Rien n’était clair, elle errait dans la pénombre,
    Son amie la lumière avait décidé de s’éteindre,
    Sans un ray, l’ombre disparait …
    Et c’est alors que de la pénombre surgit son ombre.

    Les planchers

    Les planchers supportent
    Ils supportent tout, tolèrent tout, même l’insoutenable.
    Ils sont là, sans relâche, ils portent et soutiennent
    Ils étayent,
    Oh oui ! ils grincent et rechignent.
    La plainte d’un plancher qui craque ça s’entend, mais un plancher qui flanche, alors non ! ce n’est pas entendable.
    N’est pas plancher qui veut ! il faut être fait de lattes et de colle, façonné avec art et amour,
    afin d’être sans fin un plancher pour toujours.

    La fin

    La fin se dit ce matin qu’elle n’en finirait jamais d’être la fin.
    La fin de quoi ?
    La fin de qui ?
    Quel est son destin ?
    Rien ?
    Et puis avant qu’elle n’ait pu dire qu’enfin elle ne serait ni le début, ni la fin, tout pris fin.

    Ma croyance

    Ma croyance était ma croix.
    Elle était lourde, tenance, en chêne massif, inébranlable.
    Sure d’elle, elle me fixait.
    Et puis un jour je lui ai mis des ailes,
    et elle est partie, sure d’elle.
    Quand elle revient, c’est pour me dire que sans moi elle n’est rien.

    La lune

    Si la lune m’était comptée, un , deux, trois soleil,
    Hallucinée, emme prenait des coups, des trous, des cratères et des mers,
    sans savoir qui de son père ou de sa mère,
    aurait su lui dire comme un conseil
    Ma lune montre moi ta face cachée.

    Les murs

    Les murs murmurants ne sont ni des murs mourant ni des murs vivants.
    Ils sont des murs qui résonnent des rumeurs et des humeurs.
    Ils sont là, debout, droits, fairs de briques et de brocs.
    Ils témoignent des sons, et sont les murs des sons, sans leçons ni ruptures,
    Ils n’ont pour nom, celui qu’on leur donne avant qu’ils s’emmurent.

  • Syndrome de Stress Post-Traumatique ou SSPT

    Syndrome de Stress Post-Traumatique ou SSPT

    Tableau le double secret de René Magritte, pour illustrer l'article sur le syndrome de stress post-traumatique ou SSPT

    Le syndrome de stress post-traumatique ou SSPT: quand le corps devient la mémoire du trauma

    Le Syndrome de Stress Post-Traumatique ou SSPT est un trouble lié à un traumatisme dû à un événement brutal, vécu ou en ayant été témoin, un manque de lien d’attachement pendant l’enfant.
    On a tous en tête cette image du traumatisme : un événement terrible, des flashbacks douloureux. et une longue thérapie sur un divan à parler de son passé. Et pendant longtemps, la science et la psychologie se sont concentrées là-dessus : sur l’histoire, sur les mots, sur ce qui se passe « dans la tête ».

    Mais si je vous disais que cette vision, bien que vraie, est incomplète ? Et si le théâtre principal du traumatisme n’était pas seulement notre cerveau pensant, mais bien l’ensemble de notre corps ? C’est la révolution silencieuse que des chercheurs comme Bessel Van der Kolk ont amenée, et elle change tout.

    Le cerveau en état de siège

    Commençons par le commencement. Pour comprendre le traumatisme, il faut d’abord comprendre ce qui se passe dans notre tête quand on vit un danger. Imaginez votre cerveau comme une maison avec deux habitants très différents.

    Au rez-de-chaussée, il y a votre système d’alarme, l’amygdale. C’est un gardien un peu brute, mais très efficace. Son boulot ? Détecter le danger et déclencher une réaction instantanée. On connaît bien la réponse « combat ou fuite ». Mais il y a une troisième option, tout aussi primaire : le figement. C’est ce qui arrive quand le danger est trop grand, trop proche, inévitable. Le corps s’immobilise, comme un animal qui fait le mort. C’est une stratégie de survie, elle aussi.

    En temps normal, ce système d’alarme travaille en harmonie avec l’étage, là où se trouve notre « cerveau penseur » (le cortex préfrontal), celui qui analyse calmement les situations.

    Mais lors d’un événement traumatique, le système d’alarme s’emballe. Il prend le contrôle de toute la maison et coupe la ligne avec les bureaux de l’étage. Pourquoi ? Parce que face au danger immédiat, ce n’est pas le moment de réfléchir.

    Le problème, avec le trauma, c’est que même une fois le danger passé, le système d’alarme reste bloqué en position « ON ». Il continue de crier au loup pour un bruit anodin. La personne traumatisée n’est pas « faible » ou « folle ». Son cerveau est simplement piégé dans un mode survie permanent. Et selon les circonstances, ce mode survie peut la pousser à être en hyper alerte permanente, prête à exploser, ou au contraire à se figer à nouveau face à un stress, revivant dans son corps cette immobilité impuissante d’autrefois.

    Le corps, cette mémoire qui ne ment pas

    C’est là que l’idée fondamentale prend tout son sens dans l’approche du SSPT : « le corps n’oublie rien ». Il faut comprendre que la mémoire traumatique n’a rien à voir avec la mémoire ordinaire.

    Quand vous vous souvenez de vos vacances de l’été dernier, vous avez un souvenir. Il est là, vous pouvez le raconter, et il est ancré dans le passé. C’est la mémoire dite « déclarative ». La mémoire traumatique, elle, fonctionne tout à fait différemment. Elle n’est pas un récit, c’est une réactivation.

    Lorsqu’un élément déclencheur (une odeur, un bruit, une lumière) rappelle le trauma, le cerveau ne se « souvient » pas de l’événement : il le revit. Le corps est immédiatement inondé des mêmes hormones de stress, le cœur s’emballe, les muscles se tendent. Le passé fait irruption dans le présent avec une violence intacte. On ne raconte pas sa peur, on la ressent.

    Cette énergie de survie n’a souvent pas pu aller à son terme au moment des faits. La personne n’a pas pu fuir, ni combattre, elle est restée figée. L’énergie déployée est restée bloquée, « gelée » dans le corps.

    Résultat ? Cette énergie ne disparaît pas. Elle se manifeste des années plus tard sous forme de tensions chroniques, de douleurs inexpliquées, de migraines tenaces. Le corps est devenu le gardien d’un secret que la conscience a voulu enfouir. Il se souvient de la peur, de la rage et de l’impuissance, et il les exprime à sa manière, dans le silence des organes.

    C’est pourquoi on peut passer des années à parler de son traumatisme sans jamais vraiment aller mieux. Le récit est cohérent, mais la mémoire du corps, elle, n’a pas été apaisée.

    Le cœur de la guérison : se sentir exister

    Et c’est là qu’on touche à une conséquence profonde du trauma : la perte de la conscience de soi. Pour survivre à l’insurmontable, le cerveau peut se couper de ce qui se passe dans le corps. C’est ce qu’on appelle la dissociation. On ne sent plus sa faim, sa fatigue, ses limites. On devient étranger à soi-même, à ses propres sensations. On survit, mais on n’habite plus vraiment son corps.

    Or, la conscience de soi, cette capacité à ressentir ce qui se passe en nous, est au cœur de la guérison. Comment savoir ce dont on a besoin si on ne se sent pas ? Comment savoir qu’on est en sécurité si on ne ressent pas le relâchement de ses propres muscles ?

    Pendant des décennies, la thérapie « par la parole » a été la référence. On appelle ça une approche « top-down » (du haut vers le bas) . On part du cerveau pensant, des mots, pour tenter de calmer le corps. On essaie de raisonner l’amygdale, de lui dire : « Tout va bien, c’est fini ». Mais quand l’alarme est en mode survie, elle n’entend plus la raison.

    C’est là qu’intervient l’approche « bottom-up » (du bas vers le haut) , celle par le corps. L’idée est simple : puisque le problème est logé dans le corps et que la connexion à soi est rompue, c’est par le corps qu’il faut commencer la réparation.

    L’objectif n’est pas de « penser » pour se calmer, mais d’offrir au système nerveux des expériences correctrices. Il s’agit de réapprendre à son corps qu’il peut habiter le moment présent sans avoir peur. De lui montrer, pas à pas, qu’il peut se détendre, qu’il peut ressentir des sensations agréables, qu’il est en sécurité. Il s’agit de reconstruire, brique par brique, cette conscience de soi perdue.

    Réapprivoiser son corps

    Concrètement, à quoi ça ressemble ? Les pistes explorées sont multiples et toutes aussi fascinantes.

    Prenons le yoga, par exemple. Ce n’est pas juste une activité de bien-être. C’est un outil thérapeutique puissant. Pour une personne traumatisée, le corps est souvent une source d’effroi, un territoire étranger et dangereux. Le yoga, en douceur, lui réapprend à se reconnecter à ses sensations, à respirer calmement, à ressentir ses limites physiques dans un cadre sécurisé. C’est une réappropriation progressive de sa propre chair.

    Il y a aussi des thérapies comme l’EMDR, qui utilise les mouvements oculaires pour aider le cerveau à « digérer » des souvenirs bloqués. Ou encore le neurofeedback, qui rééduque le cerveau à produire les bonnes ondes. Toutes ces approches ont un point commun : elles ne passent pas d’abord par la parole. Elles s’adressent directement au système nerveux pour l’aider à se « décoincer », à retrouver sa flexibilité et à renouer avec la capacité de se sentir simplement vivant et présent.

    Un chemin d’espoir

    Comprendre cela signifie que la guérison est possible, mais qu’elle doit emprunter des chemins parfois inattendus.

    Si vous vous sentez concerné par ces lignes, ou si vous cherchez à comprendre un proche, souvenez-vous de ceci : les maux du corps sont souvent la voix de mémoires anciennes. La première étape n’est pas de tout comprendre, mais d’apprendre à écouter. D’observer ses propres tensions, ses propres sensations, sans jugement. De réaliser que la clé de la guérison ne se trouve pas seulement dans les souvenirs de la tête, mais aussi dans ce que le corps, patiemment, essaie de nous dire. Et de chercher une aide qui saura prendre soin de cette dimension trop longtemps oubliée.


    Petit lexique pour mieux comprendre

    • Figement : La troisième réponse de survie, après la fuite et le combat. Face à un danger inévitable, le corps s’immobilise. Cette réponse peut rester « bloquée » et se re-déclencher bien après l’événement.
    • Mémoire traumatique : Une mémoire sensorielle et émotionnelle. Contrairement à un souvenir classique, elle ne « raconte » pas le passé, elle le fait revivre corps et âme dans le présent.
    • Conscience de soi : La capacité à ressentir ce qui se passe à l’intérieur de son corps (sensations, émotions). C’est le fondement de notre sentiment d’exister, et un levier essentiel de la guérison.
    • Approche top-down : Une approche thérapeutique qui part du cerveau pensant (les mots, la réflexion) pour tenter d’apaiser le corps et les émotions.
    • Approche bottom-up : Une approche thérapeutique qui part du corps (respiration, mouvements, sensations) pour apaiser le système nerveux et, de là, permettre au cerveau pensant de retrouver sa place.

    Note : Cet article s’inspire librement des concepts développés par le psychiatre et chercheur Bessel Van der Kolk, en particulier dans son ouvrage de référence « Le corps n’oublie rien » (2015). Les idées présentées ici sont une interprétation et une vulgarisation de ses travaux, dans le but de les rendre accessibles à un large public.